Entrée 1 : La visite


Après des mois de recherches, qui ont vu se succéder une série d’échecs et de déceptions, notre projet d’écolieu fait enfin un grand pas en avant !
Le 23 septembre 2020, une annonce apparaît dans mes alertes LeBonCoin de Rémi, avec le mot clé “ruisseau” : une grange de 137 m2 au sol en vente pour 26 000 € à Gouttières dans le Puy-de-Dôme, sur 2 800 2 de terrain avec la possibilité d’acquérir 6 500m2 supplémentaires.
Quelques échanges par mail plus tard avec l’agence immobilière, nous décidons de programmer une visite pour le samedi 3 octobre. L’agent ne pourra pas venir, mais elle nous invite à faire la visite seuls, en nous précisant qu’elle n’a jamais eu accès à la partie inférieure de la grange, une étable condamnée car squattée par le passé. Prêts à tout pour voir l’ensemble du bien, nous espérons trouver un moyen d’accéder à la partie condamnée une fois sur place.

Nous prenons donc le train le samedi matin à 8 h, arrivons à Clermont-Ferrand (où nous avions passé le dernier jour des vacances d’été) vers 12 h 30 et, poussés par la faim, nous découvrons un restaurant formidable (le B Bistrot) qui place ce séjour sous les meilleurs auspices.

Après quelques minutes de marche, nous atteignons le loueur de voiture et partons en direction de Gouttières, dans le nord du Puy-de-Dôme. La route est agréable et me rappelle les petites routes de ma Haute-Savoie natale. Après une heure de route, la grange apparaît au détour d’un virage.

Tout de suite, nous sommes séduits par les pierres qui la composent. D’une belle couleur dorée, même sous la grisaille de ce jour pluvieux, elle apporte de la chaleur au paysage. Nous faisons le tour de l’étable qui est murée sans trouver de point d’entrée. Nous nous dirigeons alors vers la partie supérieure pour explorer la grange. Il nous faut soulever une porte de garage de fortune pour entrer.

La grange ayant été occupée illégalement, nous découvrons un triste spectacle. Une caravane, en état correct, trône dans la pièce, porte ouverte. Autour d’elle, gisent un frigo, des outils, beaucoup de paille et de détritus. Nous enjambons ce bazar afin d’effectuer nos mesures… quand le sol se dérobe sous mes pieds. Une palette en équilibre et des matelas gonflables dégonflés masquaient un trou permettant d’accéder à la partie étable.
Nous constatons qu’il n’est pas très profond et qu’un tas de foin cache une échelle. Marion décide d’y descendre. Si l’échelle n’est pas en bon état, je pourrai toujours la remonter. L’inverse aurait été plus compliqué. Elle s’assoit sur le bord de l’abîme et se laisse tomber dans l’inconnu. Le tas de paille amorti sa chute et l’échelle est en bon état, me permettant par la suite de la rejoindre sans difficulté. 

Nous explorons alors l’étable, constituée de 3 pièces. Les murs les découpant ont été percés (par l’ancien propriétaire ? par les squatteurs ?) nous permettant ainsi de passer d’une pièce à l’autre. L’ensemble est en bon état, les murs sont secs et nous ne constatons pas d’odeur de moisi qui aurait pu nous inquiéter. Quelques chauves-souris font la siestes, perchées au plafond. 

Nous remontons pour explorer le terrain, notamment les 6 500 m2 supplémentaires. Comme vous pouvez le voir sur le plan, le terrain fait un long chemin qui suit un ruisseau jusqu’à une partie plus importante. Tout nous séduit. Les terrains sont pleins de promesses, le ruisseau coule plus que ce que nous pensions et la végétation est déjà d’une belle diversité.

Après quelques prises de mesures, nous reprenons la route pour Clermont, des projets plein la tête et une décision à prendre. 

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