
Ce jeudi 15 octobre, alors que l’ambiance est morose (annonce du couvre-feu), nous retournons planifier un futur plus vert dans le Puy-de-Dôme.
Rendez-vous est pris le lendemain avec un expert d’Aquatiris (spécialiste de l’assainissement par phyto-épuration) dont l’étude est essentielle pour notre permis de construire.
Le trajet Paris-Clermont nous réserve une surprise : notre TER s’arrête dans la nuit en gare de Montargis, un colis suspect est à bord. La bonne ambiance règne parmi les voyageurs qui dansent pour se réchauffer en attendant les démineurs. Deux heures plus tard, le train redémarre et nous arrivons, les paupières lourdes, à Clermont.
Le vendredi, Rémi au volant, nous traversons des paysages brumeux dans une atmosphère fantastique.
Nous retrouvons enfin les pierres chaudes de la grange avec plaisir !
L’expert d’Aquatiris nous attend, prêt pour l’étude.
On apprend que le sol a une pente (raisonnable) d’au moins 5 % tout autour du bâtiment : cela permet d’envisager facilement l’installation du bloc de phyto-épuration.
Le coût de l’étude (comprenant l’analyse des sols et la réalisation du dossier d’assainissement) est de 580 euros. Nous achèterons sans doute ensuite leur kit, bien pratique, d’auto-construction à 3 500 euros. C’est un pôle non négligeable de notre budget !
Un petit hic à résoudre : trouver les graviers typiques pour le fond du bac, qui ne sont pas produits dans les carrières de la région.
L’expert est très optimiste sur le dossier et nous laisse entendre que ce bien est un bon investissement.
Nous rentrons rassurés par ce premier regard de spécialiste.
Le lendemain, nous avons nos deux premiers visiteurs : mon petit-frère Matthieu et sa compagne Diane (urbaniste et architecte de formation ; aussi chouette que son conjoint). Leurs regards seront déterminants.
La pluie nous accompagne sur le chemin, dans une ambiance joyeuse. À l’arrivée, nos invités descendent courageusement l’échelle qui mène à la partie basse de la grange. Cette fois, nous sommes équipés de lampe-torches et de télémètres : de vrais archéologues !
Nous nous changeons en fourmis. Matthieu et Rémi prennent des mesures, pendant que Diane trace les plans, et que je photographie la moindre pierre.
Le plafond du rez-de-chaussée se révèle suffisamment haut (2,50 m environ), et Diane nous confirme qu’il est bien solide, comme le sol.
Nous somme soulagés : nous pouvons envisager de les conserver.
Elle nous donne de précieux conseils et propositions d’aménagements.
Nous saluons une chauve-souris et prenons de nouvelles mesures au 1er étage, puis réouvrons la caravane qui, après un récurage intense, deviendra notre abri pour les week-ends de travaux.

Nous allons voir l’autre partie du terrain (celle de 6 500 m2) ou du défrichage nous attendra… sans doute avec l’aide de moutons ou de chèvres (le débat est bruûûlant).

Une bonne nuit, de grandes rigolades, et des délicieux fromages auvergnats plus tard, nous reprenons le train vers Paris. Diane aide Rémi à étudier le dossier de permis de construire, pendant que Matthieu écrit son scénario de jeux de rôles, et que je rêve de la prochaine visite !
La petite info : trois espèces protégées cohabitent sur la zone de la grange.
La libellule caloptéryx vierge méridional (1re photo)
La libellule cordulie à corps fin (2e photo)
La loutre commune (3e photo)

















