Entrée 2 : L’offre

Suite à la visite du weekend, nous demandons quelques informations à l’agence immobilière. Celle-ci nous procure alors un Certificat d’Urbanisme délivré en 2020 qui établit que le projet de conversion de la grange en habitation est possible. Le terrain est desservi par l’eau potable, l’électricité et la voirie. Seul l’assainissement n’est pas en place. D’autres défauts nous sont signalés, notamment au niveau de la couverture du toit. Celle-ci est à reprendre et est au moins en partie amiantée (sans doute par l’un des deux types d’ardoise sur le toit).

Mis à part la couverture, tous nos critères sont cochés !

  • La charpente et les murs sont en excellent état.
  • La partie basse, que nous habiterions, présente de nombreuses fenêtres et ouvertures.
  • La position géographique du lieu nous séduit totalement : la grange est au milieu d’un bois, sans culture intensive accolée, un étang est à proximité. Elle est un peu isolée mais à 20 mn en vélo seulement d’une ville avec tous les services.
  • Le terrain atteint presque 1 hectare et est en friche, donc avec une grande biodiversité et un sol vivant ; et est traversé par un ruisseau avec un bon débit. Pour les curieux, le terrain est classé “ZNIEFF 1″*
  • Enfin, et ce n’est pas la moindre des choses, la bâtisse a un charme indéniable.

Nous nous décidons alors à faire une offre à 26 000€ pour la grange, l’ensemble des terrains, dont celui de 6 500 m2 qui n’était pas compris dans l’offre initiale, ainsi que la caravane. Après 36 h de suspens intense, l’offre est acceptée ! Nous signalons à l’agence que nous souhaitons mettre l’obtention du permis de construire (nécessaire, dans ce cas, pour changer la destination) comme clause suspensive pour le compromis de vente. 

C’est alors notre Odyssée qui commence. Nous appelons la mairie qui nous fournit les contacts nécessaires à la bonne réalisation du projet : la DDT (direction départementale du territoire) qui étudie les dossiers de permis de construire ainsi que le Syndicat des eaux local. Il nous faut en effet, pour être en mesure de déposer le permis de construire, obtenir un certificat de conformité pour l’installation d’un assainissement individuel. Les coups de fils s’enchaînent et nous obtenons les informations suivantes :

  • Si nous n’utilisons que la partie étable comme logement et que nous utilisons la partie haute comme garage, notre projet est en dessous des 150 m2 fatidiques qui nous obligeraient à passer par un·e architecte.
  • Pour l’assainissement, il nous faut donc un certificat de conformité afin de déposer le permis de construire. Nous avons donc contacté Aquatiris, le bureau d’étude français spécialiste dans la phyto-épuration individuelle.

Nous attendons désormais les documents du Syndicat des eaux comprenant un dossier que nous remplirons avec Aquatiris lors d’une analyse des sols. Le projet de phyto-épuration sera alors dimensionné et défini. Il nous faudra par la suite renvoyer ce dossier complété au Syndicat afin d’obtenir le précieux sésame et ainsi pouvoir déposer le permis de construire. Aquatiris doit également nous recontacter, la personne du secteur étant débordée en ce moment.

Dans l’intervalle, nous avons quelques plans à dessiner pour le dossier.

* ZNIEFF 1 (Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) : espaces homogènes écologiquement, définis par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou d’habitats rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel régional. Ce sont les zones les plus remarquables du territoire.

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